dimanche, février 26, 2006

Ainsi Flon Flon Flon...


Ni trop près, ni trop loin.
Ce soir, c'est dans les Fauteuils d'Orchestre de Daniele Thompson que je me suis installée. Et découvrir le monde palpitant du théâtre parisien, du concert classique. A travers les vitres d'une brasserie chic et les yeux d'une belle ingénue, fraîche et sympathique.
Que dire?
J'avoue avoir été nettement plus charmée par Thompson fils que par Cécile de France. Mais cela n'a rien à voir avec son jeu, j'en ai bien peur ;-) Même si je ne la trouve pas aussi épatante que sa grand-mère dans le film, c'est un beau brin de fille comme on dit et elle grimpe, elle grimpe la petite Cécile...
Hommage donc à Suzanne Flon. Jumelle astrale de mon amoureux, j'aime bien ce genre de coïncidence... D'accord elle se répète un peu mais finalement on aime la ré-entendre son histoire. Etre partie pour Paris, avoir pris ses clics et ses clacs et armée de son seul culot, toucher à ce luxe qu'elle convoitait tant. L'histoire se répète aussi malgré elle. Avec une petite fille qui ne se méfie pas et qui a bien raison d'imiter ses ainées. Une fois à Paris, il y a tout à faire mais la vie est facile avec le sourire.
Chouette film. Albert Dupontel est stupéfiant. Quelle métamorphose! Sensible, sincère... virtuose en quête du Bonheur, tout simplement. Claude Brasseur, fidèle à lui-même. Il y en a qui ne joue pas pour de faux...
Bon moment. Une salle enthousiaste. Avant de me plonger dans le petit monde de cette Amélie Poulain un peu trop blonde, la lumière se fait discrète, je pense à "Walk the Line" et je suis heureuse de savoir la séance complète. C'est un peu idiot mais j'aimais bien l'idée que je ne serai pas la seule à passer une bonne soirée.
Le retour en métro est divertissant. Peuplé de jeunes essentiellement. Entre 20 et 30 ans, plus moins alcoolisés, plus ou moins amoureux, plus ou moins. Mais nombreux! Moi qui pensait pouvoir m'asseoir et me plonger dans "Anges & Démons" comme tout le monde... quenini! C'est debout et à l'étroit que je me vois rentrer chez moi... Et avant de retrouver les personnages chers à Dan Brown, je suis venue par ici, parler un peu, partager encore un peu.

Maman, tu avais raison, c'était un film touchant. Le mot de la fin revient à Mme Flon et je n'ai pu réprimer mes larmes, car elle a tellement raison. Et c'est tellement rassurant d'entendre prononcer ces mots. J'espère que c'était vrai. Et j'espère pouvoir en dire autant... pouvoir conclure sur cette phrase si généreuse et indulgente : "... J'ai eu une belle vie..."
Mais en attendant, à moi de donner la bonne tournure, les bons accents et ne pas m'éloigner de ce chemin ;-)

J'ai réussi à me retenir et ne pas vous mettre d'Aznavour. Mais ce sera sûrement pour une prochaine fois... Ce soir, honneur à Shostakovich et sa valse merveilleuse, que j'aurai tant essayé de jouer sans jamais atteindre cette grâce. Suivie d'une des plus agréables chansons de "monsieur le faiseur de tubes", Jean-Jacques Goldman avec son "Doux" qui l'est incontestablement...

samedi, février 18, 2006

Walk The Line



Hier j'ai pris conscience de l'immensite de mon inculture musicale. Hier j'ai découvert Johnny Cash. Et comme on se prend une claque en prenant la pleine mesure de la puissance d'un Jim Morrison (par exemple), là on ne comprend pas comment on a pu passer à côté du phénomène country John. R. Cash...

Hier j'ai été voir le film "Walk The Line" au cinéma. Hier en plus de découvrir deux talentueux (et le mot est faible) acteurs, j'ai découvert le monde de Johnny Cash, Elvis, Jerry Lee Lewis. Un monde très similaire à celui de Ray Charles finalement.
Même leur vie se ressemble.
Très jeune, J.R perd son frère. Dans des conditions au-delà du tragique, sanglante, violente. Il sera ensuite très seul sans ce frère parfait, prédestiné à devenir pasteur, pour faire face à son père caractèriel et aux tendances alcooliques. Il écoutera religieusement la radio sans faire l'impasse sur aucun style. Il écoute notamment la jeune June Carter chanter avec ses parents. La musique le sauve de sa misère et devenu un jeune adulte, il part en Allemagne avec l'US Air Force où il commence à composer.
De retour à Memphis, il épouse son premier amour, s'installe et essaie un métier plus conventionnel... Mais avant de devoir se résigner et accepter un travail ennuyeux, il arrive à convaincre le producteur de disques Sam Philipps de l'écouter jouer lui et ses gars.
Et là, immense succès.
Il enregistre à suivre et la légende Johnny Cash est née.
Les tournées s'enchainent, il voit peu sa famille mais de plus en plus la sublime June Carter. Et il côtoie les grands : Jerry Lee Lewis, Roy Orbison et... Elvis biensûr. Ce même Elvis qui fera découvrir les amphétamines à un Johnny Cash encore très naïf et maléable. Son succés est immense et sa dépendance aux drogues va grandissante. Il part en tournée avec June Carter qui l'accompagne sur scène. Johnny Cash est amoureux mais la belle l'éconduit toujours et encore. Après s'être fait arrêter à El Paso par la douane pour possession et usage de stupéfiants, il connait une pèriode sombre. Sa femme le quitte. La belle époque semble révolue. June ne le reconnait plus. C'est l'ombre de lui-même. Sans argent, affabli...
Il se réveille enfin, achète une maison retirée et... replonge.
June Carter cette fois l'aidera à se désintoxiquer et bouleversera sa vie en lui faisant par la même occasion recouvrer sa foi. Puis en lisant le courrier de ses fans fidèles, il prend la décision de revenir sur le devant et d'enregistrer un live à la prison de haute sécurité de Folsom. Malgrè les réticences de ses producteurs, le concert est un de ses meilleurs et restera plus de 90 semaines dans les Charts!
Il repart en tournée avec June Carter qui refuse toujours ses avances... jusqu'au soir où en plein duo de "Jackson", il fait sa demande. June, très émue, accepte. C'est l'euphorie. June et Johnny se marieront, auront un fils, et continueront à jouer et chanter jusqu'à la fin de leur vie. En 2003 : June meurt et Johnny la suivra 4 mois plus tard.
Voilà en quelques mots la vie de ce chanteur de country au discours aiguisé, à la voix grave, à la fragilité palpable sous son costume noir. Lui-même répondait parfois à ceux qui le taquinait sur son déguisement qu'il allait peut-être à un enterrement. Le sien sans doute.

Et moi, je suis là, dans une salle sombre. J'en prends plein de les yeux, plein les oreilles et je me dis que c'est ça : "être vivant". De vrais sentiments, de la fatigue, des crises, des joies. L'alcool et la drogue en rajoute dans le pathos mais en voilà qui ont une vie riche en émotions!



Si je ne savais pas qui était vraiment ce type, aujourd'hui il a les traits de Joaquin Phoenix. Voilà un acteur de la même trempe que Jamie Foxx. Il est tout simplement bouleversant, sincère. June Carter est interprétée par Reese Witherspoon, elle-même stupéfiante! Tous deux évoluent en nous faisant croire qu'ils sont vraiment J.R Cash et June Carter. De plus, en voyant ce film en V.O et en écoutant ensuite leur chansons, j'ai l'impression que nos deux acteurs ont réellement chanté pour le film. Et là, je suis d'autant plus admirative car leurs voix sont hallucinantes!
Je crois que "Walk the Line" est mon nouveau film préféré. Oui je sais, je suis bon public mais qu'il est bon de vivre parfois ;-) Et avant de vous laisser avec quelques titres de la légende que vous trouverez dans le radioblog, je vous invite (parce que je sais me tenir, parce que sinon je vous sommerai... mais c'est pour votre bien) à regarder la bande annonce du meilleur film de ce début d'année...

mercredi, février 15, 2006

Buena Vista Social Club




Car Zine et moi on est souvent relié, et qu'on a les mêmes bons goûts. Comme pour faire le pendant à son dernier post où l'on peut apprécier le remix de ce titre magique, je vous propose à mon tour l'original de "Chan Chan", ma chanson préférée de l'univers (c'est dire si je l'aime bien...). Avec les inégalables Compay Segundo, Ibrahim Ferrer, Ry Cooder... Que du beau monde et c'est un plaisir que nous voulions partager avec vous :-)


De Alto Cedro voy para Macané
Luego a Cueto voy para Mayarí

El cariño que te tengo
Yo no lo puedo negar
Se me sale la babita
Yo no lo puedo evitar

Cuando Juanica y Chan Chan
En el mar cernían arena
Como sacudía el 'jibe'
A Chan Chan le daba pena

Limpia el camino de pajas
Que yo me quiero sentar
En aquel tronco que veo
Y así no puedo llegar

De Alto Cedro voy para Macané
Luego a Cueto voy para Mayar

mardi, février 14, 2006

Love Is All You Need




Joyeuse Saint Valentin à Toutes et à Tous!

Pour fêter les amoureux que nous sommes, que l'on soit célibataire ou en couple, je vous propose un de mes passages préférés de mon film romantique favori "Love Actually"!!
Alors, juste comme ça...
Pour ceux qui se demandent...
Oui, c'est moi en mariée quand je ressemblais à Keira Knightley, qu'Evy avait moins de cheveux et qu'on avait un accent so british...
Ouais...
Enfin, non... mais par contre, si jamais on se lance dans le mariage, je trouve l'idée vraiment chouette, avec ce qu'il faut d'émotions pour me plaire!

dimanche, février 12, 2006

Good For Nothing

Ah-ah!
Non je n'ai pas disparu de la surface des blogs! Aucune entité hybride grisâtre ni même tirant vers le vert ne m'a enlevé pour tenter d'obscures expériences sur moi et mon corps. Mon kidnapping n'a pas été programmé et je n'ai donc toujours pas reçu de rançon. Personne n'a usé de chantage sur moi pour me faire cesser toute activité sur cette partie de la toile...
Non...
J'étais juste là mais pas de manière évidente. Parfois, il me faut oeuvrer dans l'ombre les amis. Sinon, comment conserver un brin de crédibilité et laisser planer ce doute si charmant qui m'octroie un mystère souvent séduisant? Je vous le demande? Comment?

Bon. Bref. Me revoilà.
Après quelques jours de repos avec les miens, je suis de retour à la capitale.
Pas ravie, empreinte d'une nostalgie toute naturelle, je me retrouve auss un peu cabossée car le retour m'a donné l'occasion de tester la solidité de ma tête (pour commencer, dans le train, avec la chute d'un clavier sur ma tête qui déjà n'avait pas besoin de ça), celle de mes bras et jambes (enfin surtout mon pauvre genou...) en tombant dessus avec un gros sac au dos, puis roulant sur moi-même (c'est plus fun, et ça en rajoute encore dans le spectacle) avant de subir un trajet de bus alcoolisé au fond par quelques énergumènes dont je tairai les faits...
Au moins, les signes sont clairs : je n'aurais
1) pas dû rentrer si tôt
2) pas dû prendre ce bus...
(les signes sont clairs, et je suis sûre que Papi Nostradamus y va aussi de son verset quant à ce retour de "moi je" tout sauf glorieux)

Au moins, ce coup m'a remis les idées en place et j'ai enfin arrêté (attention, vous allez pouvoir me huer, ne conspuer et même me siffler) de confondre Anthony et Jack Jonhson... Et ce n'est même pas de ma faute!
Alors que je vous cherchais une version de "Summertime" (genre par Ella Fitzgerald et Louis Armstrong), j'ai découvert la chanson du même nom de cet hawaïen tout ce qu'il y a de plus charmant/talentueux/guitariste-surfeur...



Alors je vous la mets direct à l'ouverture de cette page. C'est gratuit, c'est pour vous. Je peux aussi être généreuse ;-) Ce titre me fait un truc très chouette et je me retrouve catapultée sur une plage un soir d'été... et là, tout de suite, je revois "Gilbert Grape" et du coup j'ai envie de me rincer l'oeil avec une p'tite photo de mon préféré... Pis je me doute que je ne suis pas la seule à m'adonner à ce penchant somme toute fort louable ;-) , pis aussi ok Jack Jonhson il a pitêtre quelque chose (mais c'est pas encore sûr) mais on a encore rien fait de mieux en matière de charme combiné à un talent inégalé et à un sex-appeal non négligeable, pas vrai? Allez les filles, profitez :




Et comme un bonheur ne vient jamais seul, je vous présente un gigolo qui trotte dans la tête, et même si Nat King Cole ne lui prête pas sa voix, Luis Prima a l'avantage de nous faire partager toute son énergie. Et je ne connais rien de mieux pour commencer son Lundi!


Pis sinon, en vrac : maintenant je suis une femme accomplie : je me découvre des talents culinaires inattendus, je suis en plein sevrage de Sudoku (parce que bon, c'est pas sérieux et pis j'ai trouvé une combin' qui marche presque à tous les coups alors ppffff), j'espère trouver du temps pour avancer dans mon roman d'aventu(res), et... et... je ne trouve plus de rimes en -u alors vous n'en saurez pas plus! (à part que mon amoureux et moi, ça a fait 4 ans et 4 mois, héhé même que chabadabada moi je dis ;-)

samedi, février 04, 2006

Home Sweet Home!



Un message éclair avant de partir... Eh oui, quand je ne suis pas en train de courir dans Paris, à la poursuite des cours, des courses, du métro, du bus ou du temps, je pars en vacances me ressourcer chez les miens!
Mais je tâcherai de rester connectée pour suivre vos vies et sûrement vous raconter la mienne ;-)

Pour me faire pardonner ce caractère expéditif (en espérant que je ne vous transmets pas non plus mon speed du départ), je vous laisse en compagnie du plus charmant des crooners, Harry Connick Jr qui pour vous et moi chante notamment dans la langue de Molière. Pour notre plus grand plaisir.

Très bon week-end à toutes et à tous!!

(et si l'image du dessus vous semble inappropriée, vous vous fourvoyez chers amis... eh oui, avec Harry on plonge en pleine ambiance mafieuse (le titre "Parle plus bas" est extrait du film "Le Parrain"). D'où cette représentation très classe d'un parrain de manga... ah ah! comme quoi même dans l'urgence, j'arrive à écrire quelque chose qui a du sens! ... non?)