
Ni trop près, ni trop loin.
Ce soir, c'est dans les Fauteuils d'Orchestre de Daniele Thompson que je me suis installée. Et découvrir le monde palpitant du théâtre parisien, du concert classique. A travers les vitres d'une brasserie chic et les yeux d'une belle ingénue, fraîche et sympathique.
Que dire?
J'avoue avoir été nettement plus charmée par Thompson fils que par Cécile de France. Mais cela n'a rien à voir avec son jeu, j'en ai bien peur ;-) Même si je ne la trouve pas aussi épatante que sa grand-mère dans le film, c'est un beau brin de fille comme on dit et elle grimpe, elle grimpe la petite Cécile...
Hommage donc à Suzanne Flon. Jumelle astrale de mon amoureux, j'aime bien ce genre de coïncidence... D'accord elle se répète un peu mais finalement on aime la ré-entendre son histoire. Etre partie pour Paris, avoir pris ses clics et ses clacs et armée de son seul culot, toucher à ce luxe qu'elle convoitait tant. L'histoire se répète aussi malgré elle. Avec une petite fille qui ne se méfie pas et qui a bien raison d'imiter ses ainées. Une fois à Paris, il y a tout à faire mais la vie est facile avec le sourire.
Chouette film. Albert Dupontel est stupéfiant. Quelle métamorphose! Sensible, sincère... virtuose en quête du Bonheur, tout simplement. Claude Brasseur, fidèle à lui-même. Il y en a qui ne joue pas pour de faux...
Bon moment. Une salle enthousiaste. Avant de me plonger dans le petit monde de cette Amélie Poulain un peu trop blonde, la lumière se fait discrète, je pense à "Walk the Line" et je suis heureuse de savoir la séance complète. C'est un peu idiot mais j'aimais bien l'idée que je ne serai pas la seule à passer une bonne soirée.
Le retour en métro est divertissant. Peuplé de jeunes essentiellement. Entre 20 et 30 ans, plus moins alcoolisés, plus ou moins amoureux, plus ou moins. Mais nombreux! Moi qui pensait pouvoir m'asseoir et me plonger dans "Anges & Démons" comme tout le monde... quenini! C'est debout et à l'étroit que je me vois rentrer chez moi... Et avant de retrouver les personnages chers à Dan Brown, je suis venue par ici, parler un peu, partager encore un peu.
Maman, tu avais raison, c'était un film touchant. Le mot de la fin revient à Mme Flon et je n'ai pu réprimer mes larmes, car elle a tellement raison. Et c'est tellement rassurant d'entendre prononcer ces mots. J'espère que c'était vrai. Et j'espère pouvoir en dire autant... pouvoir conclure sur cette phrase si généreuse et indulgente : "... J'ai eu une belle vie..."
Mais en attendant, à moi de donner la bonne tournure, les bons accents et ne pas m'éloigner de ce chemin ;-)
J'ai réussi à me retenir et ne pas vous mettre d'Aznavour. Mais ce sera sûrement pour une prochaine fois... Ce soir, honneur à Shostakovich et sa valse merveilleuse, que j'aurai tant essayé de jouer sans jamais atteindre cette grâce. Suivie d'une des plus agréables chansons de "monsieur le faiseur de tubes", Jean-Jacques Goldman avec son "Doux" qui l'est incontestablement...






