dimanche, juin 25, 2006

Que la Lumière soit!

... Et la lumière fut!



Indéniablement.
Un cabaret pas si sauvage que ça, un cirque où s'entassent des parisiens trentenaires polissés, qui se la jouent blazés... une lumière diffuse et là grâce d'Andrew Bird qui apparait. Il sort de l'ombre, installe sa guitare, ses pédales, son clavier... Un type normal dans une chemise banale, qui ne se rend pas compte dans quel émoi il met mon moi à moi ;-) Il est juste là, encore plus près même. Il se concentre, il jouera seul ce soir.

La salle s'assombrit, les applaudissements retentissent. Notre artiste n'a pas l'air d'être prêt mais il doit enchaîner. Il parle un peu, dans la langue de Molière pour mon plus grand plaisir. Qu'y a-t-il de plus charmant qu'un anglophone qui s'essaie au français? Surtout un étranger comme cet oiseau-là, avec son air de rien, un peu gauche, trop grand, trop mince, des cheveux qui ne savent pas se tenir et des mains qui galopent. Un style bien à lui, un regard délicat et une émotion à fleur de peau que l'on devine à son teint de porcelaine...

Est-il bien nécessaire de vous dire à quel point je suis charmée/respecteuse/admirative/émerveillée?
...
Moment magique comme lui seul sait les orchestrer. Quelques problèmes techniques qui ne font qu'accentuer son attitude un peu timide, un peu au-dessus de tout ça. Des nouveaux morceaux qui promettent un magnifique prochain album.
*soupir* Je ne sais pas si j'arriverai un jour à atteindre ce talent, j'aimerais être au moins aussi merveilleuse.
J'ai plaisir à croire que nos regards se sont croisés. Y'a-t-il lu l'essentiel?
Qu'en plus de le rencontrer, d'échanger, ça serait un immense honneur de pouvoir faire ses premières parties... naïve? Oui, mais je suis chez moi et j'ai encore le droit de rêver ;-)
D'ailleurs, n'est-ce pas ce que je fais de mieux quand je m'imagine Marilyn, quand je bade le public intime du Café de la Plage ou quand je persiste à croire au Paradis :-)

On ne se refait pas.

Andrew Bird, être lunaire à souhait... Il nous enchante, me bouleverse. Des mélodies incroyables, une sensibilité magnifique, comment rester insensible?
Moi j'en suis incapable. Si Dieu existe, il y est forcément pour quelque chose au niveau d'Andrew Bird. Je continue à rester sceptique cependant. Si Dieu existait, il n'aurait pas laisser Marilyn se faire assassiner (fait indiscutable pour moi), ni Brigitte Fontaine chanter. Je sais, se moquer... c'est mal. Et puis il y a tellement d'autres raisons pour lesquelles il me semble inconcevable que qui ou quoi que ce soit puisse être régit par un grant barbu vivant sur un nuage blanc entouré d'anges à plumes aux joues rebondies...

Bref, autre sujet, autre débat.
Moi je préfère la compagnie de cet illinois discret.

On m'a rappelé judicieusement hier soir, qu'il venait d'un univers très proche de celui de FancYfullMoon. Il oeuvrait avant dans les Squirrel Nut Zippers et mes oreilles curieuses n'en reviennent pas du rapprochement!
Espérons que cette démo laissée aux bonnes personnes au bon moment saura séduire par sa Joie de Vivre ;-)

Gardenia (si je ne m'abuse... il s'agit bien de vous), et monsieur "Fargo", je suis enchantée et j'espère que ce plaisir sera partagé.

2 commentaires:

Tim a dit…

J'avoue qu'à chaque fois que j'entends ou que je vois ces vidéos "live", ça donne une toute autre dimension aux morceaux que tu m'avais passés...
Bon, faudra que j'arrive à aller le voir, ce mec, parce que ça me plait vraiment, tout ça...

FancyMoon a dit…

Contente de voir que tu es redevenu raisonnable ;-)

Je plaisante mais c'est vrai qu'il est - si c'est possible - encore meilleur en live ;-)