dimanche, octobre 30, 2005

Fin et Suite



Dimanche, un soleil d'été, une pêche d'enfer, Cake résonne dans tout l'immeuble grâce à mes bons soins, envie de sauter et de vivre, je me sens emplie d'une nouvelle énergie. A suivre...

Pour le plaisir des yeux et pour le plaisir de raconter, et aussi car je me doute que plus d'une d'entre vous aimerait être à la place de cette peluche... Robbie Williams!
(Mesdames, ne manquez pas notre homme nu comme Adam dans sa folle jeunesse (les tatouages en moins, on misait plus sur le bio à l'époque, on mangeait sainement, des pommes, tout ça...) sur le site RWLive...)
Au moment de quitter mon boulot, je réalise que je n'ai toujours pas été sur le plateau de Tout Le Monde en Parle©... Le hasard faisant bien les choses, il se trouve que Robbie Williams était invité ce même jeudi.
Nous avons réussi à faire passer à son attaché de presse un exemplaire de "C'est D'un Chic!' qui - si tout se passe comme prévu - devrait atterrir dans une poubelle en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire... Mais au moins, FancYfullMoon a atteint sa cible ;-)
Après avoir été retardé comme il se doit par un supérieur que je ne pouvais pas évincer... Nous voilà courant dans les couloirs qui mènent au plateau. Là une foule très féminine est amassée près de l'entrée et sortie des artistes... Nous voyons sur les moniteurs Sir Williams terminer son interview avec TA, on est content d'être là mais on ne réalise pas.
Puis voilà les musiciens s'installer, c'est une première, on va chanter sur le plateau de l'homme en noir... Playback pour des musiciens très à l'aise, mais Robbie chante en live, faux, mais en live. Quand on ne veut pas répéter et faire un passage élcair avant de récupérer son jet, on ne peut pas faire de miracle...
Et c'est là que le bât blesse... Car nous le voyons, en vrai. Et il est indéniable que ce type n'est pas normal. Il dégage un truc, une aura, appelez ça comme vous voulez... quelle présence!!!
Je suis confuse d'avoir imaginé que l'on devait tout ça aux caméras, au maquillage et aux tabloïds... car j'ai sous les yeux la preuve vivante que Robbie Williams dépasse l'humain, en impose sans rien dire, juste en étant lui. Bluffée, admirative, définitivement conquise.
Eh oui, on ne se refait pas... Il est nettement plus charmant que ce que la presse en dit (du moins elle n'avait jamais réussi à me convaincre), et quand on sait avec quel talent il mène sa carrière, on ne peut qu'espérer atteindre son niveau...




Restons dans la musique et l'émotion. John McRea chante "Friends is a four letter word" et je me projette 8 ans en arrière, presque jour pour jour... Cake.
Mon premier concert, l'excitation avant d'y être, les préparatifs, la route avec Julien et nous chantant à tue-tête "Barbie Girl" tout en cherchant notre chemin...
Bordeaux, le Kratakoa, mon frère, ses amis et mon binome de l'époque, Elsa...
Beaucoup de temps a passé et pourtant je n'ai manqué aucun rendez-vous. Chaque 31 Octobre, mes pensées retournent un peu là-bas, pour ne pas oublier par où j'ai commencé.
John McRea, sa voix, sa trompette, sa chemise à carreaux, son chapeau, son accent californien...
Ma première vraie soirée.
Rock'n'roll lifestyle.
Mon premier coeur brisé, si j'avais su, j'aurai fait un copier-collé à l'époque, ça m'aurait évité de me morfondre un peu trop. On ne brille pas forcément par sa lucidité à presque 15 ans... Navrée.





All right...
Passons ce moment nostalgique et enchainons!

Pas envie de faire ma rétrospective mais juste le constat que j'ai avancé depuis toutes ces années. Le lycée, à peine la fac, mon départ à Paris avec pour seul bagage l'intuition que je faisais ce qu'il fallait même si ça devait me coûter mes amitiés, mes repères, mon univers...

Après plus de 3 ans passés dans la production audiovisuelle, je m'échappe enfin, non sans larmes (faites moi confiance, mon système lacrymal n'a jamais si bien marché!) pour poursuivre ma route. Mes anciens (!) collègues m'ont gâtée à la limite du raisonnable : bouquet de fleurs, bijoux superbes, carnet rempli de mots gentils et encourageant de chaque personne, du champagne, des sourires... Je n'aurai jamais imaginé qu'il me serait si dur de les quitter.

Mais ma nouvelle vie s'annonce, je ne dois pas m'attarder trop longtemps...
Vivement la suite et les prochains concerts!

mardi, octobre 18, 2005

Fatal Flower Garden



...
Non, vraiment.
...
Je n'étais pas prête. Ou alors si.
...
J'étais prête mais je n'étais pas préparée.

Je vous avais prévenu.
J'irai voir Andrew Bird et je n'en ressortirai pas indemne.

Je ne pouvais pas imaginer un tel talent. Une telle grâce. Ca dépasse tout ce que je pouvais espérer. Andrew Bird a donné un sens à ma quête de divinité dans la musique. Il a touché mon point sensible avec sa corde sensible à lui. Qu'il s'agisse de son violon, de sa voix, de ses cordes, de son toucher, de son sifflet... Même mes larmes n'ont pas osé couler de peur de briser l'enchantement. Une telle délicatesse, une telle élégance... ça frise le surnaturel.

Oui je sais, quelle romantique je fais.

Mais c'est un fait, Andrew Bird est un Artiste Majeur. Il crée des mélodies magiques et je mets au défi quiconque pourra me proposer un équivalent à cet homme sinon divin, au moins surhumain, à l'heure du formatage, de la musique bon marché, de la consommation sans émotion.
Et je ne parle pas de son stupéfiant batteur Kevin O'Donnel qui émerveille de délicatesse et de technique! Même avec un balai cassé, il continue à jouer et à jongler avec le clavier posé à sa gauche... Impressionnant!

Un concert époustouflant où à aucun moment je n'ai pu me reposer dans ces fauteuils de velours rouge pourtant bien confortables. Dès son entrée, j'ai été comme happée vers la scène que je surplombais. Il accorde son violon et le voilà parti : il se sample, vit, joue, rit...
Notons son effort pour nous parler dans la langue de Molière, et n'oublions pas que je suis une fille. Rien de tel qu'un beau brun ténébreux un peu timide, un peu trop grand, un peu trop mince mais qui a l'accent le plus charmant... Et me voilà conquise! (remarquons que notre homme ne porte pas la fameuse "barbe de 3 jours", phénomène pourtant récurrent chez le trentenaire et qui connait un franc succés auprès de la gente féminine. Ce qui ne l'empêche pas d'être tout ce qu'il y a de plus acceptable/présentable/désirable/agréable j'en passe et vous connaissez la suite)

Plus rien n'existait d'autre que son univers. Sa Beauté qui trouvait un échos en moi. Sa voix, incroyablement chaude, suave, accueillante. On ne s'en doute pas tout de suite en le voyant arrivé, flanqué de sa guitare noire, de son violon, de son air un peu gauche et l'air de celui qui n'est pas sûr d'être là où il doit. L'air de ne pas vouloir déranger... Mais le voilà! Et je ne suis pas prête d'oublier. Son jeu de scène, ses expressions, ses chaussettes rayés rouges et blanches, ses tics, son plaisir, mon plaisir... Merci!
Concert filmé, et entre vous et moi, j'ai hâte de la sortie en DVD...

Toujours un peu déçue par le public parisien cependant. Il semblerait que je sois la seule à médire mais c'est un fait : pas de partage dans les salles de la capitale. On a bien eu des applaudissements nourris, mais je me demande encore si les gens ont réalisé qu'ils avaient en face d'eux!
Dans tout Paris, hier soir, s'il y avait un évènement à ne pas rater, il s'agit indéniablement du concert d'Andrew Bird au Théâtre Edouard VII. Lieu de prestige pour un artiste classique.
Mais pourtant, je doute encore que ces représentants de labels pour la plupart, ces attachés de presse aient pris la pleine mesure de ce concert. Ce n'était pas un concert, mais LE concert. Jamais aucun auteur-compositeur-interprète n'a réuni autants de talents, de sensibilité... Je n'ai pas de mots et je ne suis pas sûre que de simples mots pourraient traduire le phénomène mais je vibre encore au son de son violon.



Avant de vous quitter, je vous invite à découvrir en plus du site, le forum en français.
Je ne peux que vous conseiller de vous ruer sur votre carte bleue et de débouler chez votre disquaire adoré (chez qui vous avez déjà acheté au moins un album de Jude) pour vous procurer l'indispensable, l'essentiel de la musique pop (?) d'aujourd'hui.
Ou au moins son dernier album "The Mysterious Production of Eggs" car n'oublions pas qu'Andrew Bird soulève de vrais problèmes, pose des question essentielles et accessoirement s'interroge sur ses poules qu'il élève avec Amour dans sa ferme qu'il a réaménagé dans l'Illinois ;-)


Et j'en profite pour saluer mon 1000ème visiteur/se... Je suis émue, veuillez m'excuser. Je salue également tous les autres mais comprenez-moi, passer la barre des 1000 c'est tellement... waouh... comment dire? Une consécration. N'ayons pas peur des mots. Sans vous, nous n'en serions pas là! :-)



Je me permets de reprendre ce post pour y rajouter une vidéo... Allez dans le menu de droite, faites défiler jusqu'au 1er Mai et... enjoy! Andrew Bird live in Paradision le 1er Mai 2005... En ligne, pour nous, juste pour le plaisir de partager... Merci à Kleman du forum pour m'avoir découvrir ce site génial!

lundi, octobre 10, 2005

Everything's Alright (I Think It's Time)

Je ne sais pas si j'ai la mémoire courte ou si j'ai tout simplement changé mais... la soirée d'hier me conforte dans mon idée et dans mon goût (que je veux raffiné et indiscutable) : Jude a émerveillé la Cigale! Un tel talent, un tel sens de l'émotion... J'en suis encore bouleversée! Et je suis heureuse d'avoir assister à ce partage. Jude est à hisser au rang d'Artiste. Il justifie la Musique. Ce n'est pas rien, c'est même essentiel.
J'admets être bon public mais cette fois, personne n'aurait pu résister à son sourire, sa voix, son toucher, sa pudeur... Un ange rayonnant, une aura digne de louanges divines (oui, j'aime l'idée des superlatifs), des musiciens qu'on a envie d'inviter dans son salon.
Comment ai-je pu être si ingrate au Bataclan? J'avais le Talent sous les yeux et au creux de mes oreilles et je l'ai alors superbement ignoré.
Merci encore à celui-sans-qui-rien-n'aurait-été-possible.



Agréable soirée donc, est-ce la peine de le préciser? On a également découverte la charmante et non moins technicienne Kaki King. Une dextérité à faire pâlir plus d'un guitariste et un naturel irrésistible. Et comme je présume que certains de mes lecteurs sont également assidus à la prose de Mister T, je suppose que vous avez déjà apprécié la talent de la demoiselle, ou du moins son charme discret et taquin. Pour ma part, j'apprécie mais le charme n'a pas opéré. J'ai besoin de sentiments moi, de mélancolie et de sourires. J'ai finalement pu mettre un mot sur ça : j'ai besoin de Jude :-)

Même Evy en a fait un quatrain, c'est dire s'il en a épaté plus d'un ;-)

Bon, biensûr, si j'arrive à aller voir Andrew Bird la semaine prochaine, il y a des chances pour que je vous refasse un laïus trop long et fastidieux à lire... mais je suis comme ça. Entière. Et quand la grâce me touche, je prie très fort pour en avoir hérité un petit peu. Juste de quoi flatter mon égo. Histoire d'avoir de quoi espérer. N'oublions pas que mes objectifs sont audacieux ;-) Atteindre "Dieu sur Terre"© n'est pas donné à tout le monde. Et je compte bien intégrer cette communauté de chanceux!


D'ici la fin de journée, je vous promets un nouveau titre de mon nouvel artiste californien préféré. Décidément, ils sont doués dans ce coin pour nour faire de chouettes artistes avec de vrais sentiments à l'intérieur. Cake, you're the first.
Sans compter qu'en ce moment on passe du temps avec les héros de "OC Newport Beach". Vivement les vacances, qu'on aille saluer notre ami Ali, à L.A of course!

Et en attendant, faites comme moi, courez chez votre disquaire favori(et même s'il ne l'est pas, faites un effort, c'est bientôt Noël...) et achetez les albums de Jude. Vous vous délecterez de sa musique, de sa voix, de son charisme. Et vous me remercierez plus tard ;-)

Pour preuve de ma bonne foi, voici un extrait vidéo des talents du californien.
Vous remarquerez ainsi qu'il n'est pas toujours facile de porter le bouc ou barbe de 3 jours (peu importe le terme) et qu'un tel talent ne s'acquiert pas aisément. Jude, persiste, je sens que tu es dans la bonne voie.
Ou alors mise sur tes yeux, ou mieux! ta voix ;-) La mode passe, mais le goût reste. Et ton attitude dans ton costume prouve que tu as cessé de t'égarer.

dimanche, octobre 02, 2005

On n'a pas tous les jours 27 ans...

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs... J'ai l'honneur et l'immense plaisir de vous présenter... mon frère, Julien!!!!



Comme vous pouvez le voir, les fées se sont penchées sur son berceau alors qu'elles étaient dans les meilleures dispositions!
Mesdames, je compte sur votre jugement impartial pour honorer ce travail de pros, effectué sûrement lors d'un sommeil d'ange. Julien sait aussi sourire, mais n'est-il pas plus charmant de le voir s'abimer dans la contemplation de cette ville, le mystère restant entier quant à la nature de ses pensées.

Et je profite de ce jour sacré pour lui souhaiter le meilleur des anniversaires!!

On pense tres fort à Toi et tes 27 ans fraichement acquis! Que cette journée soit la plus belle et la plus riche en plaisir et sourires! Cette année, nous ne pourrons pas trinquer à ta santé, te voir ouvrir tes cadeaux, t'émerveiller... Mais on a quand même bu une bonne coupe, et même deux en espérant que les bulles festives ironnt jusqu'à tes papilles ;-)

Joyeux Anniversaire frangin, vieillit pas trop vite et trop loin de nous trop longtemps ;-)